RAPPEL RETRAITES CALCULS
Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles que nous n'osons pas...
C'est parce que nous n'osons pas qu'elles sont difficiles. (Sénèque)

PETITS CALCULS SUR LES RETRAITES PUBLIC/PRIVE

Pas drôle mais d'actualité....

Petits calculs qu'on ne peut faire que l'été sur la plage :

Vous partez d'un salaire brut de base de 10 000 Frs pendant 12 mois. (Je sais, c'est pas terrible mais il faut bien prendre des bases de travail et 10 000 Frs brut est à quelques choses près le salaire moyen des français hors fonction publique.) Hors cotisation complémentaire volontaire, au rythme des cotisations obligatoires, un fonctionnaire aura cotisé pour 350 000 Frs pendant sa carrière tandis qu'un employé du privé aura contribué pour 530 000 Frs soit 52% de plus que son collègue du public. Que voulez vous, l'État cotise un minimum. Pour ce qui vous concerne, c'est facile : c'est proportionnel au revenu.

Avec cette cotisation, un salarié du privé percevra 4 700 Frs par mois (base 25 meilleures années) tandis qu'un fonctionnaire de l'État percevra 7500 Frs net par mois, soit 60% de plus que son collègue du privé (base 6 derniers mois

de salaire). Quand on vous dit d'épargner pour votre retraite, ce n'est pas du bidon...

Je résume : Le privé actif paie 50% de plus que le fonctionnaire actif tandis que le fonctionnaire en retraite touche 60% de plus que le retraité privé. Pigé !



Mieux encore.

Sur la base d'une espérance de vie de 75 ans, ce qui est faible surtout pour les femmes, le retraité du public partant en retraite plus tôt touchera sa retraite pendant 17,5 ans tandis que celui du privé ne la percevra que pendant 12,5 ans !!!!

En bref, ce fonctionnaire à 10 000 Frs brut par mois coûtera à l'État 1 575 000 Frs (un peu plus d'un million et demi) tandis que le retraité du privé coûtera à sa caisse 705 000 Frs.

Ainsi, lorsqu'il partira en retraite, le fonctionnaire aura contribué pour 22% de la somme qu'il coûtera comme retraité, sans parler des avantages fiscaux dont il aura bénéficié toute sa carrière au titre du PREFON qui permet de déduire fiscalement son épargne retraite volontaire, ce qu'un salarié du privé n'a pas le droit de faire au nom de la sacro sainte règle de la répartition (ceux qui travaillent paient aujourd'hui pour les retraités d'aujourd'hui).

Et à part ça ? On nous prépare une rentrée chaude sous couvert de " justice sociale " sur l'air connu de " touche pas à mes avantages acquis".



Ou encore : Quand le public manipule le privé...

Les cortèges de grévistes du secteur public battent le pavé pour la défense des retraites "public-privé". S'il n'y a qu'eux dans la rue, c'est évidemment parce qu'ils défendent becs et ongles leurs énormes avantages. Et s'ils comptent tant sur le privé, ce n'est pas pour les défendre, mais pour qu'il paye, en majeure partie, la facture.

En 2002, les retraites de la fonction publique ont représenté 45 milliards d'euros, payés à 85 % par l'impôt. En 2030, elles représenteront plus de 100 milliards d'euros. Déjà l'année dernière, il a fallu ponctionner... 830 millions d'euros au régime privé vers le régime public. Rien d'étonnant quand on sait que :

- Dans le public, on cotise 37,5 années, dans le privé 40 années.

- Dans le public, on est embauché une fois pour toute. Pas de chômage. Quand on commence, on sait à quel âge on devra s'arrêter.

- Dans le public, le cumul emploi/retraite est permis.

- Dans le public, les hommes partent à la retraite à 58,5 ans et les femmes à 57,7 ans. Dans le privé, les hommes partent en moyenne à la retraite à 61,2 ans et les femmes à 62,1 ans.

- Dans le public, 42 % des hommes et 50 % des femmes liquident volontairement leur retraite avant 60 ans. Dans le privé, pas de retraite possible avant 60 ans.

- Dans le public, les hommes profitent en moyenne de 23 ans de retraite et 24 ans pour les femmes. Dans le privé, les hommes profitent en moyenne pendant 13, 6 années de leur retraite et les femmes pendant 14,7 ans.

- Dans le public, le taux de cotisation est de 7,85 %, dans le privé de 9,55 à 11,35 %.

- Dans le public chaque année manquante ampute la pension de 2%, dans le privé, de 10%.

- Dans le public, la pension est calculée sur les 6 derniers mois, dans le privé sur les 25 meilleures années.

- Dans le public, 20 % des agents sont augmentés moins d'un an avant leur départ pour augmenter leur retraite.

- Dans le public, les fonctionnaires touchent en moyenne 75 % de leur dernier salaire. Dans le privé, 60 %.

- Dans le public, la pension de réversion n'est pas plafonnée. Dans le privé, elle l'est.

- Dans le public, la revalorisation de la pension suit la revalorisation des traitements. Dans le privé, elle varie en fonction de l'indice des prix. En dix ans, la revalorisation des pensions des fonctionnaires a été le double de celle des pensions du privé.

- Dans le public existe un système de retraite par capitalisation : la Préfon. Pas dans le privé.

- Dans le public, la pension moyenne d'un fonctionnaire est de 1 458 euros, celle d'un salarié du privé est de 899 euros.

- Dans le public, le minimum vieillesse est de 944,87 euros, dans le privé 577,91 euros.

- Dans le public, 7 700 fonctionnaires touchent le minimum vieillesse. Dans le privé, ils sont à quelques choses près 375 000 à percevoir ce minimum. C'est-à-dire que 98 % des retraités pauvres sont issus du privé.

Dernier clou pendant qu'on y est. Sur les 2.000 Milliards d'euros de dette que la France doit, 900 sont pour le régime de retraite des Fonctionnaires.

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